Veuillez vous assurer que Javascript est activé aux fins d'accessibilité au site web. Perspectives Mondiales : L'avenir des médicaments amaigrissants actuellement en plein essor - Janus Henderson Investors - Conseiller professionnel France
Pour les investisseurs professionnels en France

Perspectives Mondiales : L'avenir des médicaments amaigrissants actuellement en plein essor

Le gérant Dan Lyons intervient dans cet épisode de Perspectives Mondiales pour faire le point sur les thérapies amaigrissantes GLP-1 les plus populaires. Il évalue les chances de voir les ventes de ces médicaments continuer de croître et leur impact sur l’ensemble du secteur de la santé.

Daniel Lyons, PhD, CFA

Gérant de portefeuille | Analyste de recherche


Lara Castleton, CFA

Responsable américain, Construction de portefeuille et stratégie


20 mars 2025
17 minute d'écoute

Principaux points à retenir :​

  • Les ventes de médicaments GLP-1 pour la perte de poids et le diabète s’élèvent maintenant à 50 milliards de dollars par an, ce qui en fait l’une des plus grandes catégories thérapeutiques de tous les temps.
  • Alors que le marché continue de se développer - avec de nouvelles versions de ces médicaments en cours de développement et de plus en plus d’entreprises cherchant à y entrer - les investisseurs pourraient faire face à de la volatilité.
  • Nous pensons que les investisseurs devraient rester concentrés sur le potentiel croissance à long terme des thérapies et sur le secteur de la santé dans son ensemble, secteur où l’innovation continue d’accélérer.

Vous pouvez également regarder une vidéo de l’enregistrement :

Lara Castleton : Bonjour et merci de vous joindre à nous pour cet épisode de Perspectives Mondiales, un podcast créé pour que les professionnels de l'investissement puissent présenter leurs réflexions et les implications qu'elles peuvent avoir pour les investisseurs. Je suis Lara Castleton et j'ai le plaisir d'animer ce podcast.

Dans nos perspectives Market GPS 2025, nous avons identifié le secteur de la santé comme une source potentielle de diversification. Alors que la volatilité pèse sur la plupart des sociétés ayant enregistré les meilleures performances en 2024, la santé est devenue le secteur le plus performant de l'indice S&P 500 depuis le début de l'année.

Même si plusieurs raisons justifient notre vue positive sur le secteur, nous allons aujourd’hui nous plonger dans un thème spécifique qui a pris d’assaut le monde de la santé : les médicaments GLP-1. Pour cela, je suis heureuse d’être accompagnée par l’une des personnes les plus brillantes que je connaisse. Il est Ph.D. et dispose d'une vaste expérience non seulement dans le domaine médical, mais aussi en tant que gérant et analyste de recherche. Dan Lyons, soyez le bienvenu. Merci d’être avec nous.

Dan Lyons : merci de m’avoir invité.

Castleton : Alors commençons. Les médicaments GLP-1 ont manifestement pris d’assaut l’industrie biopharmaceutique. Pourquoi cette adoption massive par les médecins et les patients ?

Lyons : C’est intéressant en effet. Si on revient en arrière, il s’agit d’une classe de médicaments qui existe depuis longtemps. En fait, au début de ma carrière, au milieu des années 2000, des premières versions de ces médicaments avaient déjà été autorisées.

Mais qu’est-ce qui a changé entre-temps ? Premièrement, le format ou les modes d’administration se sont considérablement améliorés, de sorte que vous pouvez maintenant recevoir une injection une fois par semaine qui peut être bien plus efficace et bien mieux tolérée. En outre, les entreprises ont vraiment exploré ces dernières années l'utilité de ces molécules dans la perte de poids. Elles ont ainsi développé des doses de plus en plus élevées permettant d’atteindre des pertes de poids plus importantes. Cela a vraiment été le déclencheur de l'adoption plus large de ces médicaments contre l’obésité.

Mais il est également important de se rappeler que ces traitements visaient initialement le diabète, et qu’ils sont toujours incroyablement utiles dans ce domaine. Ils sont donc en train de pénétrer de plus en plus ce très grand marché. Et comme nous le savons, il y a beaucoup de chevauchement entre le marché du diabète et celui de l’obésité, ces deux segments se développant en quelque sorte en tandem.

Castleton : Pouvez-vous quantifier les ventes de ces molécules ces derniers temps, en particulier par rapport à d'autres catégories de médicaments ?

Lyons : Oui, vous avez raison de souligner la croissance explosive à laquelle nous avons assisté pour ce type de traitements. En fin d’année 2024, les ventes de l’ensemble du marché du GLP-1 pour les deux leaders du marché, Eli Lilly et Novo Nordisk, ont atteint un chiffre d’affaires de plus de 50 milliards de dollars, soit une croissance d’environ 45 % sur un an. Donc, le marché est déjà très vaste. Au sein de ces ventes, il est également important de noter que la lutte contre obésité ne représente qu'un pourcentage assez faible. Elle représente environ un quart des ventes du secteur. Mais elle se développe très rapidement à mesure que les médicaments pénètrent davantage à la fois le marché de l’obésité et sur celui du diabète. Rien que sur le marché américain, on estime qu’environ un tiers de la population est obèse. La lutte contre l'obésité représente plus de 100 millions de candidats potentiels pour ces médicaments. Cela crée un potentiel de marché très important qui, à l’heure actuelle, se situe à un niveau de pénétration très faible, de moins de 10 % pour cette catégorie de médicaments.

Castleton : D’accord, c’est très intéressant. Ces médicaments existent apparemment depuis longtemps pour traiter le diabète, mais la perte de poids qu'ils procurent relève donc davantage d'une innovation récente. C’est ce qui explique une grande partie de l'engouement des patients et des médecins ces derniers temps. Mais il s'agit encore d'une minorité de personnes.

Lyons : Oui, c’est encore une minorité. J’aurais dû mentionner l’un des principaux catalyseurs d’une adoption plus poussée et d’un remboursement plus large de cette catégorie de médicaments : au milieu des années 2000, lorsque nous examinions les traitements contre l’obésité, ils permettaient généralement une perte de poids à un chiffre, si peu que vous ne le remarquiez même pas. Par conséquent, les organismes de remboursement ne couvraient pas vraiment la plupart des médicaments contre l’obésité.

Au fur et à mesure que les étude sur l’incrétine, ou GLP-1, étaient publiées, les données supplémentaires soulignant l’ampleur de la perte de poids grâce à cette molécule ont eu un effet décisif, car elles ont démontré des avantages significatifs pour la santé. Novo Nordisk a en quelque sorte catalysé cette reconnaissance avec son étude sur les impacts dans le domaine cardiovasculaire. Cette étude a montré que la perte de poids grâce à ces médicaments s'accompagnait de bénéfices sur la santé cardiovasculaire. Puis l’industrie dans son ensemble a emboité le pas avec plusieurs études mettant en évidence les autres avantages de la perte de poids induite par les médicaments GLP-1, qu’il s’agisse d’une réduction de l’apnée du sommeil, des douleurs aux genoux dues à l’arthrose ou de l'évolution vers le diabète de type 2. Dans tous ces domaines, cette classe de médicaments a montré d’énormes bénéfices. Cela a amené les organismes de remboursement à se réveiller et à reconnaitre qu'ils devaient couvrir ces médicaments. Les employeurs acceptent désormais d'offrir ces remboursements parce que leurs salariés veulent avoir accès à cette prestation de santé. Et à son tour, cet élargissement des remboursements contribue également à favoriser l’adoption de ces traitements.

Castleton : C’est logique. Et d'ailleurs, vous et votre équipe nous faites part depuis un certain temps de l’enthousiasme suscité par ces médicaments. Il semble donc qu’il y ait d’énormes bénéfices pour les patients.

Je tiens cependant à reconnaître qu’il existe certains risques et à en parler. Ces risques peuvent se matérialiser lorsque les patients interrompent leurs traitements ou s’ils ne sont pas utilisés correctement. Que pensez-vous des risques associés à ces traitements ?

Lyons : S'agissant de l’innocuité de cette classe de médicaments dans son ensemble, le fait qu'ils sont sur le marché depuis longtemps me procurent une certaine confiance. Il existe en effet une très grande base de données sur leur sécurité à laquelle les régulateurs mondiaux comme la FDA [Food and Drug Administration] prêtent une attention particulière. Et lorsque vous utilisez une population très large comme celle-ci, ils suivent toujours les événements adverses, même rares. Ce qui est encourageant, c’est que nous n’entrevoyons pas de risque significatif au sein de cette catégorie. C'est un point de départ rassurant.

Mais vous soulevez un très bon point. Lorsque les patients arrêtent de prendre ces médicaments, s'ils ont perdu beaucoup de poids, dans de nombreux cas, ils reprendront ce poids. Et dans certains cas, ils pourraient même en récupérer davantage sous forme de graisse plutôt que d’un mélange de graisse et de muscle, qui est perdu naturellement pendant le processus de perte de poids.

Idéalement, les patients devront continuer à prendre ces médicaments de façon régulière. Mais pour les patients qui suivent puis abandonnent leurs traitements, il existe un certain risque qu'ils finissent par perdre du muscle maigre. En conséquence, l’industrie se penche sur des thérapies qui pourraient les aider à préserver leurs muscles pendant la phase de perte de poids. Il s’agit donc d’un domaine qui fait l’objet de beaucoup d’attention et de nombreux programmes de développement vont dans ce sens. Mais je pense que c’est une chose à laquelle il faut penser lorsque vous suivez puis arrêtez ces thérapies.

Castleton : Vous avez déjà mentionné les deux grands acteurs de l’industrie du GLP-1 – Eli Lilly et Novo Nordisk – qui dominent cette classe de médicaments à l’heure actuelle. Les actions de ces deux sociétés ont connu une certaine volatilité au cours des six derniers mois. Selon vous, qu’est-ce qui explique cette volatilité baissière pour ces titres dernièrement ?

Lyons : Quelques ajustements subtils ont été apportés aux prévisions de croissance à court terme de ces produits. En conséquence, le second semestre de l’année dernière a été marqué par une certaine volatilité pour ces actions. De plus, certains résultats d’essais cliniques très médiatisés ont été publiés. Par exemple, s'agissant de Novo Nordisk, l'étude sur le CagriSema, qui est en quelque sorte son médicament contre l’obésité de nouvelle génération, a été publiée. Elle a montré des niveaux impressionnants de perte de poids, mais sans pour autant atteindre l'objectif que la société avait annoncé. Cela a donc été perçu comme une légère déception, ce qui a entraîné une certaine volatilité du cours de l’action.

Lorsque nous prenons du recul et examinons la croissance sous-jacente de cette catégorie de produits et son potentiel futur, nous nous apercevons qu'il ne s'agit que du début d'un marché massif. Cela nous donne une certaine conviction quant à la croissance future de ces entreprises. Et parfois, la volatilité à court terme peut créer des opportunités d’achat sur des marchés comme celui-ci.

Castleton : D’accord, donc, vous êtes toujours positif sur la tendance qui présente encore beaucoup de potentiel. Ces deux entreprises étant si massives, est-ce vrai que de nouveaux concurrents pourraient émerger ? Qu’en pensez-vous ? Ces éventuels concurrents ont-ils la moindre chance de percer ?

Lyons : Novo et Lilly sont les leaders de ce vaste marché et disposent d’énormes avantages. Premièrement, ces deux sociétés ont déjà investi des capitaux considérables pour accroître leur capacité de fabrication et pouvoir approvisionner ce marché. Et elles continuent à renforcer ces capacités. Il faut beaucoup de travail pour répondre aux besoins d’un marché de cette taille à l’échelle mondiale, avec autant de personnes concernées. Ces deux entreprises ont donc une longueur d’avance en matière d’approvisionnement du marché. Elles continuent également d’innover. J’ai mentionné le programme CagriSema de Novo. Eli Lilly a également lancé un programme de traitement de l’obésité de nouvelle génération, la molécule étant baptisée « rétrutide ». Et tout cela sous forme injectable. Ces entreprises continuent donc d’innover.

Mais pour répondre à votre question pertinente, cela signifie-t-il que ces sociétés domineront pour toujours ? Nous pensons qu'elles devraient conserver une part de marché prépondérante au fil du temps, mais ce marché représentera selon nous bien plus que 150 milliards de dollars. Et dans un marché aussi vaste, il existe beaucoup d’opportunités pour d’autres acteurs.

Par exemple, Amgen est en train de développer un traitement sous forme de dose mensuelle pour la perte de poids. Une autre société, Metsera, récemment introduite en bourse, a lancé un programme visant à une perte de poids similaire par prise mensuelle. Il s'agit toujours de traitements injectables. Ainsi, de nouveaux acteurs pourraient émerger, certains captant de plus petites parts de marché, mais toujours significatives pour ces entreprises.

La dernière chose que je voudrais souligner, c’est que pour vraiment atteindre la vaste population de patients souffrant d’obésité dans le monde, il faudra peut-être proposer des thérapies orales. Cette année, Eli Lilly devrait publier les résultats de test avancé (phase 3) de son médicament dénommé l'orforglipron, qui est une version à petites molécules de ces thérapies. Ce traitement a jusque-là produit des résultats prometteurs lors des premières phases de développement. Plusieurs autres sociétés derrière Eli Lilly travaillent sur des thérapies orales, qui devraient selon nous représenter une part importante de ce marché, permettant de l’étendre à une population plus large et d'augmenter les capacités.

Castleton : Vous avez déjà un peu abordé la faible pénétration de ces médicaments visant la perte de poids, ainsi que la manière dont ces nouvelles thérapies et l’innovation peuvent élargir ce marché à l'échelle mondiale. Mais sur quels éléments clés repose votre conviction de croissance des ventes de GLP-1 dans le futur ?

Lyons : C’est une combinaison de toutes les choses que vous venez d'évoquer. D'abord la généralisation en cours des remboursements. Nous pensons donc que l’accès va continuer de s’améliorer. Un plus grand nombre d’employeurs se rendront compte qu’ils doivent offrir ces couvertures, ainsi qu' un plus grand nombre d’assureurs ; et peut-être même qu’à terme, des efforts seront faits pour que Medicare prenne en charge ces médicaments. La facilité d'accès est donc importante.

L’offre est l’autre variable clé. Eli Lilly a récemment annoncé un montant substantiel de capital investi pour être capable de produire suffisamment dans le futur. Ces deux entreprises ont investi des capitaux significatifs dans leur capacité de production et disposent de programmes ambitieux pour continuer à les développer. Donc, du côté des produits injectables, la capacité de production continue de croitre.

Les thérapies orales et les autres innovations potentielles constitueraient le dernier élément de nature à soutenir la croissance de ce marché. Nous avons parlé de nouveaux mécanismes qui sont à l’étude et qui pourraient entraîner des niveaux encore plus élevés de perte de poids, mais aussi de nouveaux traitements qui pourraient aider à conserver ou à développer les muscles, ce qui serait apprécié par tous les patients en phase de perte de poids. Au final, cela améliorerait leur santé globale. C'est cette combinaison d'éléments qui alimentera la croissance de ces produits.

Castleton : Selon vous, quels sont les risques qui pèsent sur cette thèse d'investissement ?

Lyons : comme vous l’avez mentionné tout à l’heure, les principaux risques seraient liés à l'apparition dans une large population d'effets secondaires rares ou d'inquiétudes concernant des patients qui suivent puis arrêtent leur traitement, des choses comme cela. Je pense que nous avons déjà une bonne idée – chez des millions de personnes – de ces types de risques. Mais cela doit être regardé de près.

L’autre aspect serait peut-être une pression supplémentaire sur les prix. C’est quelque chose à surveiller. Nous nous attendons déjà à ce que les prix de ces médicaments continuent de baisser dans le temps, mais c’est un élément de nature différente.

Castleton : Cela me fait un peu penser à la tendance massive de l’IA dans le secteur de la technologie. Ces thérapies semblent donc constituer l’une des grandes sources d'innovation du secteur de la santé. Selon vous, quelles sont les autres opportunités dans le domaine thérapeutique que les investisseurs ne comprennent peut-être pas bien ou auxquelles ils ne prêtent pas attention ?

Lyons : C’est une excellente question. Au cours des deux dernières années, le secteur de la santé a été scindé à certains moments entre d'une part les gagnants GLP-1, ou de l'incrétine, comme Eli Lilly et Novo Nordisk ; et d'autre part les perdants, des entreprises dont les activités pourraient être confrontées à des risques parce que, tout d’un coup, une population entière pourrait présenter des niveaux d’obésité plus faibles et certains problèmes de santé chroniques corrélés pourraient se réduire avec le temps. Nous pensons que ces craintes ont souvent été exagérées pour certaines catégories de médicaments. En effet, certaines des autres affections qui sont très répandues aux États-Unis restent malheureusement des problèmes très importants, même avec un sous-ensemble de personnes recevant un traitement contre l’obésité.

On pense par exemple à la stéatose hépatique, qui est maintenant appelée NASH. Cette pathologie touche des millions de personnes aux États-Unis qui souffrent essentiellement d'une accumulation de graisse dans leur foie. Le foie finit par cicatriser, ce qui provoque une défaillance nécessitant une greffe. Nous avons donc investi dans des entreprises qui innovent dans ce domaine, en fournissant des thérapies qui peuvent aider à éliminer la graisse accumulée dans le foie. À ce titre, une entreprise détenue en portefeuille a montré qu’il était possible de réduire les cicatrices chez les patients gravement atteints, chose que les spécialistes considéraient comme impossible.

Ces entreprises ont été malmenées par le marché à différents moments. Les gens se sont dit que les GLP-1 allaient aussi traiter cette maladie. En effet, Novo Nordisk pourrait recevoir une autorisation l’année prochaine dans le domaine du NASH, mais il ne s'agit pas pour autant d'un remède. Il existe toujours un énorme besoin de thérapies complémentaires et nous investissons dans certaines des entreprises qui cherchent à les proposer.

Ce n’est donc qu’un exemple parmi tant d’autres des opportunités d’innovation que recèle le secteur de la santé. Il existe tellement d’autres problèmes de santé très répandus pour lesquels des besoins majeurs ne sont pas satisfaits. C’est exactement ce dans quoi nous essayons d’investir au sein de nos portefeuilles.

Castleton : Vous travaillez dans ce domaine depuis très longtemps, presque 30 ans. Pour conclure, quelles sont les innovations auxquelles vous avez assisté au cours de vos 30 ans de carrière ? Quels enseignements tirez-vous de cette expérience pour le secteur de la santé et ses perspectives ?

Lyons : Quand j’ai commencé dans l’industrie, c’était vers l'an 2000. À l'époque, le génome humain venait d'être entièrement déchiffré. Et à ce moment-là, beaucoup de chercheurs pensaient qu'ils allaient trouver en quelques années la solution à la plupart des problèmes de santé. Cela devrait être facile. Nous connaissons en effet beaucoup plus de cibles aujourd'hui. Il a cependant été prouvé qu’il fallait beaucoup plus de travail - comme c’est souvent le cas - et de recherche pour vraiment trouver quelles étaient les bonnes cibles et quelles étaient les maladies pour lesquelles les innovations pouvaient vraiment aider. Il y a donc eu une amélioration considérable de la compréhension de ce que sont les bonnes cibles.

Une deuxième chose est vraiment montée en puissance au cours des 10 dernières années : l’éventail des modalités et des outils dont disposent les entreprises pour s’attaquer à différentes cibles médicamenteuses s’est considérablement élargi. Des choses qui, il y a quelques années, semblaient folles ou peut-être seulement irréalistes – comme les thérapies cellulaires, qui consiste à prélever vos propres cellules, vos cellules immunitaires, et à les rééduquer pour combattre le cancer – nous les mettons en oeuvre maintenant à grande échelle pour aider les patients atteints de cancer. Ou bien les thérapies géniques qui aident les enfants atteints de dystrophie musculaire de Duchenne... Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses modalités de traitement qui sont désormais disponibles. En fait, ces nouvelles pratiques permettent à l’industrie de mieux répondre aux défis qu’elle s’est fixés. Cela a conduit à cette formidable accélération de l’innovation qui peut se transformer en opportunités d’investissement, et surtout à de nouvelles façons d’aider les patients ayant d'importants besoins non satisfaits.

C’est vraiment dans cela que nous essayons d’investir. Qu’est-ce qui me fait me lever le matin et, après 25 ans, me rend encore plus enthousiaste ? C’est le fait que l'innovation continue d’accélérer. Je pense donc qu'il y aura d’importantes opportunités d’investissement pour nos fonds dans le futur.

Castleton : Eh bien, super Dan. Ce fut toujours un plaisir d'échanger avec vous. Merci de nous avoir présenté toute l’innovation sous-jacente aux médicaments GLP-1, leur croissance potentielle et la façon dont cette tendance devrait se déployer à l'avenir, ainsi que toutes les innovations à l'œuvre dans le secteur de la santé.

Et merci à nos auditeurs également. Nous espérons que vous aurez trouvé cette analyse approfondie intéressante et qu'elle aura renouvelé votre conviction quant à l’opportunité que le secteur de la santé peut vous offrir. Pour en savoir plus sur les perspectives de Janus Henderson, vous pouvez télécharger d’autres épisodes de Perspectives Mondiales quel que soit l'endroit où vous recevez vos podcasts, ou visiter janushenderson.com.

Je suis Lara Castleton et j'ai eu le plaisir d'animer ce podcast. Merci, à la prochaine fois.

L’industrie de la santé est soumise à des réglementations gouvernementales, des taux de remboursement et des approbations gouvernementales de produits et de services différents, ce qui pourrait avoir une incidence considérable sur les prix et la disponibilité et celle-ci peut être légèrement affectée par une obsolescence rapide et par l’expiration des brevets.

Les références à des titres individuels ne constituent pas une recommandation d’achat, de vente ou de détention d’un titre, d’une stratégie d’investissement ou d’un secteur, et ne sauraient être considérées comme rentables. Janus Henderson Investors, son conseiller affilié, ou ses employés peuvent détenir une position dans les titres mentionnés.

Les introductions en bourse sont des investissements très spéculatifs qui peuvent être moins liquides et plus volatils. Elles comportent des risques particuliers tels que des historiques d'exploitation et de cotation limités, un taux de rotation élevé et des performances non reproductibles.

La volatilité mesure le risque en utilisant la dispersion des performances pour un investissement donné.

L’indice S&P 500®reflète la performance des grandes capitalisations américaines et représente la performance des marchés actions américains.

Les opinions exprimées sont celles de l'auteur au moment de la publication et peuvent différer de celles d'autres personnes/équipes de Janus Henderson Investors. Les références faites à des titres individuels ne constituent pas une recommandation d'achat, de vente ou de détention d'un titre, d'une stratégie d'investissement ou d'un secteur de marché, et ne doivent pas être considérées comme rentables. Janus Henderson Investors, son conseiller affilié ou ses employés peuvent avoir une position dans les titres mentionnés.

 

Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Toutes les données de performance tiennent compte du revenu, des gains et des pertes en capital mais n'incluent pas les frais récurrents ou les autres dépenses du fonds.

 

Les informations contenues dans cet article ne constituent pas une recommandation d'investissement.

 

Il n'y a aucune garantie que les tendances passées se poursuivront ou que les prévisions se réaliseront.

 

Communication Publicitaire.

 

Glossaire

 

 

 

Informations importantes :

Veuillez consulter, ci-dessous, les informations importantes relatives aux fonds visés dans cet article.

Janus Henderson Capital Funds Plc est un OPCVM établi conformément à la législation irlandaise, avec une responsabilité séparée entre les fonds. Nous rappelons aux investisseurs qu'ils doivent uniquement baser leurs décisions d'investissement sur le Prospectus le plus récent qui contient les informations relatives aux frais, aux charges et aux risques, qui peut être obtenu auprès de tous les distributeurs et agents payeurs/agent de facilités il est important de bien en prendre connaissance. Ce document est une communication promotionnelle. Veuillez vous reporter au prospectus de l'OPCVM et au DICI avant de prendre toute décision finale d'investissement. Il est possible qu'un investissement dans le fonds ne convienne pas à l'ensemble des investisseurs et qu'il ne soit pas accessible à tous les investisseurs dans toutes les juridictions; il n'est pas disponible pour les personnes des Etats-Unis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le taux de rendement peut varier et la valeur principale d'un investissement peut fluctuer en fonction de l'évolution des taux de change et du marché. Il est possible que la valeur des actions, lors de leur cession, soit supérieure ou inférieure à leur coût d'origine. Ce document n'est pas une sollicitation pour la vente d'actions et aucune des informations qu'il contient n'est destinée à être un conseil d'investissement. Janus Henderson Investors Europe S.A. peut décider de mettre fin aux modalités de commercialisation de cet Organisme de Placement Collectif conformément à la réglementation en vigueur.
    Risques spécifiques
  • Les actions/parts peuvent perdre rapidement de la valeur et impliquent généralement des niveaux de risques plus élevés que les obligations ou les instruments du marché monétaire. La valeur de votre placement peut par conséquent chuter.
  • Les actions des sociétés petites et moyennes peuvent être plus volatiles que celles des grandes sociétés, et il peut parfois s’avérer difficile de valoriser ou de vendre des actions au prix ou dans le délai souhaités, ce qui augmente le risque de pertes.
  • Un Fonds fortement exposé à une région géographique ou à un pays donné implique des risques plus importants qu’un Fonds plus largement diversifié.
  • Le Fonds est axé sur des secteurs ou des thématiques d’investissement particuliers, et peut être fortement touché par des facteurs tels que les modifications des règlementations gouvernementales, la concurrence accrue sur les prix, les progrès technologiques et d’autres événements défavorables.
  • Le Fonds peut avoir recours à des instruments dérivés dans le but de réaliser ses objectifs d’investissement. Cela peut générer un « effet de levier », qui peut amplifier les résultats d’un investissement, et les gains ou les pertes pour le Fonds peuvent être supérieurs au coût de l’instrument dérivé. Les instruments dérivés présentent également d’autres risques, et en particulier celui qu’une contrepartie à un instrument dérivé ne respecte pas ses obligations contractuelles.
  • Si le Fonds détient des actifs dans des devises autres que la devise de référence du Fonds ou si vous investissez dans une catégorie d’actions/de parts d’une devise différente de celle du Fonds (sauf si elle est « couverte »), la valeur de votre investissement peut être soumise aux variations des taux de change.
  • Lorsque le Fonds, ou une catégorie d’actions/de parts couverte, vise à atténuer les fluctuations de change d’une devise par rapport à la devise de référence, la stratégie elle-même peut créer un impact positif ou négatif relativement à la valeur du Fonds en raison des différences de taux d’intérêt à court terme entre les devises.
  • Les titres du Fonds peuvent devenir difficiles à valoriser ou à céder au prix ou au moment désiré, surtout dans des conditions de marché extrêmes où les prix des actifs peuvent chuter, ce qui augmente le risque de pertes sur investissements.
  • Le Fonds peut perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle le Fonds négocié ne veut ou ne peut plus honorer ses obligations, ou en raison d’un échec ou d’un retard dans les processus opérationnels ou de la défaillance d’un fournisseur tiers.
Le Janus Henderson Horizon Fund (le « Fonds ») est une SICAV de droit luxembourgeois immatriculée le 30 mai 1985, gérée par Janus Henderson Investors Europe S.A. Janus Henderson Investors Europe S.A. peut décider de mettre fin aux modalités de commercialisation de cet Organisme de Placement Collectif conformément à la réglementation en vigueur. Ce document est une communication promotionnelle. Veuillez vous reporter au prospectus de l'OPCVM et au DICI avant de prendre toute décision finale d'investissement.
    Risques spécifiques
  • Les actions/parts peuvent perdre rapidement de la valeur et impliquent généralement des niveaux de risques plus élevés que les obligations ou les instruments du marché monétaire. La valeur de votre placement peut par conséquent chuter.
  • Les actions des sociétés petites et moyennes peuvent être plus volatiles que celles des grandes sociétés, et il peut parfois s’avérer difficile de valoriser ou de vendre des actions au prix ou dans le délai souhaités, ce qui augmente le risque de pertes.
  • Un Fonds fortement exposé à une région géographique ou à un pays donné implique des risques plus importants qu’un Fonds plus largement diversifié.
  • Le Fonds est axé sur des secteurs ou des thématiques d’investissement particuliers, et peut être fortement touché par des facteurs tels que les modifications des règlementations gouvernementales, la concurrence accrue sur les prix, les progrès technologiques et d’autres événements défavorables.
  • Le Fonds peut avoir recours à des instruments dérivés dans le but de réaliser ses objectifs d’investissement. Cela peut générer un « effet de levier », qui peut amplifier les résultats d’un investissement, et les gains ou les pertes pour le Fonds peuvent être supérieurs au coût de l’instrument dérivé. Les instruments dérivés présentent également d’autres risques, et en particulier celui qu’une contrepartie à un instrument dérivé ne respecte pas ses obligations contractuelles.
  • Si le Fonds détient des actifs dans des devises autres que la devise de référence du Fonds ou si vous investissez dans une catégorie d’actions/de parts d’une devise différente de celle du Fonds (sauf si elle est « couverte »), la valeur de votre investissement peut être soumise aux variations des taux de change.
  • Lorsque le Fonds, ou une catégorie d’actions/de parts couverte, vise à atténuer les fluctuations de change d’une devise par rapport à la devise de référence, la stratégie elle-même peut créer un impact positif ou négatif relativement à la valeur du Fonds en raison des différences de taux d’intérêt à court terme entre les devises.
  • Les titres du Fonds peuvent devenir difficiles à valoriser ou à céder au prix ou au moment désiré, surtout dans des conditions de marché extrêmes où les prix des actifs peuvent chuter, ce qui augmente le risque de pertes sur investissements.
  • Le Fonds peut encourager un niveau supérieur de coûts de transaction consécutivement à un investissement sur des marchés négociés moins activement ou moins développés par rapport à un fonds qui investit sur des marchés plus actifs / plus développés.
  • Le Fonds peut perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle le Fonds négocié ne veut ou ne peut plus honorer ses obligations, ou en raison d’un échec ou d’un retard dans les processus opérationnels ou de la défaillance d’un fournisseur tiers.
Daniel Lyons, PhD, CFA

Gérant de portefeuille | Analyste de recherche


Lara Castleton, CFA

Responsable américain, Construction de portefeuille et stratégie


20 mars 2025
17 minute d'écoute

Principaux points à retenir :​

  • Les ventes de médicaments GLP-1 pour la perte de poids et le diabète s’élèvent maintenant à 50 milliards de dollars par an, ce qui en fait l’une des plus grandes catégories thérapeutiques de tous les temps.
  • Alors que le marché continue de se développer - avec de nouvelles versions de ces médicaments en cours de développement et de plus en plus d’entreprises cherchant à y entrer - les investisseurs pourraient faire face à de la volatilité.
  • Nous pensons que les investisseurs devraient rester concentrés sur le potentiel croissance à long terme des thérapies et sur le secteur de la santé dans son ensemble, secteur où l’innovation continue d’accélérer.