Veuillez vous assurer que Javascript est activé aux fins d'accessibilité au site web. European espresso: Pressure to progress - is Europe at an inflection point for structural reform? - Janus Henderson Investors - France Professional Advisor
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Expresso européen : Une pression source de progrès – l’Europe est-elle à un point d’inflexion en matière de réformes structurelles ?

Dans le cadre de notre série Expresso, le gérant Marc Schartz explique comment les actions européennes, portées par l’espoir d'un cessez-le-feu en Ukraine et les signes de réformes économiques à l'échelle du continent, enregistrent en cette année 2025 leur meilleur départ depuis deux décennies par rapport aux actions américaines.

Marc Schartz, CFA

Gestionnaire de portefeuille


11 mars 2025
5 minutes de visionnage

Principaux points à retenir :​

  • Les actions européennes ont connu leur meilleur début d’année depuis 20 ans par rapport aux actions américaines, grâce à une décote relative record et à l’espoir d'un cessez-le-feu en Ukraine.
  • Plusieurs initiatives suggèrent une refonte politique et de possibles réformes structurelles en Europe : l’Allemagne prévoit d'investir significativement dans ses infrastructures et sa défense, tandis que l’UE envisage des modifier le financement de la défense et la réglementation financière.
  • Les actions européennes présentent toujours un valorisation attrayante malgré les incertitudes actuelles et un potentiel de performance considérable si la dynamique actuelle perdure. D'ailleurs, les fonds en actions européennes ont récemment enregistré un modeste afflux de capitaux.

N.B. : Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. La valeur d’un investissement et ses revenus peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse et il est possible que vous ne récupériez pas l’intégralité du montant initialement investi. Rien ne garantit que les tendances passées se poursuivront ni que les prévisions se révéleront exactes.

Les références à des titres individuels ne constituent pas une recommandation d’achat, de vente ou de détention d’un titre, d’une stratégie d’investissement ou d’un secteur, et ne sauraient être considérées comme rentables. Janus Henderson Investors, son conseiller affilié, ou ses employés peuvent détenir une position dans les titres mentionnés.

Emprunt :Lorsqu’une entreprise, un particulier ou un gouvernement s’endette temporairement pour financer des dépenses ou des investissements, en échange d’une autre forme de rémunération, généralement un revenu. Voir également endettement.

Union des marchés de capitaux : Un projet de création d’un marché unique des capitaux. L’objectif est de faire circuler l’argent – investissements et épargne – dans toute l’UE afin qu’il profite aux consommateurs, aux investisseurs et aux entreprises, où qu’ils se trouvent.

Décote: Il s'agit d'une situation dans laquelle un titre se négocie à un prix inférieur à sa valeur fondamentale ou intrinsèque. Le contraire d'une situation dans laquelle un titre se négocie avec une prime.

Action : Un titre représentant la propriété, généralement coté en bourse. En tant que classe d’actifs, les actions désignent l'investissement dans des parts d'une entreprise, par opposition, par exemple, à des obligations. Avoir des « actions » dans une société signifie de détenir des actions de cette société et donc en être en partie propriétaire.

Politique budgétaire :Décrit la politique gouvernementale relative à la fixation des taux d’imposition et des niveaux de dépenses. La politique budgétaire est distincte de la politique monétaire, qui est généralement définie par une banque centrale. L’austérité budgétaire consiste à augmenter les impôts et/ou à réduire les dépenses afin de diminuer la dette publique. L’expansion budgétaire (ou « relance ») fait référence à une augmentation des dépenses publiques et/ou à une réduction des impôts.

Produit intérieur brut (PIB) : valeur de tous les produits et services finis produits par un pays, sur une période spécifique (généralement trimestrielle ou annuelle). Lorsque le PIB augmente, les consommateurs dépensent davantage et les entreprises connaissent une expansion, et vice versa. Le PIB est un indicateur général de la taille et de la santé de l’économie d’un pays et peut être utilisé pour comparer différentes économies.

Déficit commercial :Lorsque la valeur des importations d’un pays dépasse celle de ses exportations.

Les actions européennes ont bien démarré l’année 2025. En fait, cela fait 20 ans qu'elles n'avaient pas autant surperformé les actions américaines en début d'année. Reste à savoir si cette surperformance est durable.

Eh bien, le point de départ était marqué par les extrêmes. Au tournant de l’année 2025, les actions européennes présentaient une décote record par rapport aux actions américaines. Puis, lors des deux premiers mois de l’année, l’attention s’est portée sur un éventuel cessez-le-feu en Ukraine. De toute évidence, cela aurait plusieurs effets positifs sur l’économie européenne, notamment pour l’Europe de l’Est et le moral des ménages. Et nous pensons que les investisseurs l'ont bien compris. Évidemment, nous n’avons pas de boule de cristal pour savoir ce qu'il adviendra mais cela offre de belles possibilités.

Au-delà de ce catalyseur ukrainien, plusieurs évolutions pourraient avoir un impact encore plus durable sur l’économie européenne. Avec un peu de recul, il est clair que l’Europe a été soumise à d’énormes pressions. L’économie stagne depuis plusieurs années et les pressions extérieures n’ont fait que s’accentuer, et de toutes parts. La Russie sape clairement la sécurité de l'Europe, la Chine adopte une politique commerciale agressive, les États-Unis sont mécontents du déficit commercial [et] les discussions sur les droits de douane sèment le doute quant à la fiabilité du parapluie de l’OTAN.

L’Europe se trouvait dans une sorte de cocotte-minute et il semble que nous ayons atteint le point d’ébullition. Pourquoi dis-je cela ? Nous avons observé dernièrement diverses initiatives qui semblent obéir à une sorte de logique politique et laissent entrevoir des réformes structurelles. Penchons-nous sur certains de ces sujets.

Commençons par l’Allemagne, qui est au coeur de l’actualité. Le nouveau gouvernement n’est pas encore en place mais le futur chancelier a déjà annoncé un plan ambitieux en faveur des infrastructures (500 milliards d’euros) et une enveloppe similaire pour la défense. Il s’agit là de sommes considérables, qui pourraient faire augmenter le PIB allemand d’un point de pourcentage par an. La bonne nouvelle, c’est que l’Allemagne peut se le permettre. Cela portera son ratio dette/PIB à 80 %, qui resterait tout de même l’un des plus bas d’Europe occidentale. Nous pourrions donc vivre un moment charnière où l’Allemagne utiliserait enfin sa puissance financière pour stimuler l’économie, ce que les investisseurs attendaient depuis très, très longtemps.

J’ai mentionné la défense en Allemagne, mais il y a aussi une dimension européenne plus générale. L’Union européenne parle d’exempter les dépenses de défense des règles budgétaires. Elle parle d'un emprunt commun pour financer sa défense. Autant d’évolutions qui auraient semblé très peu plausibles il y a peu de temps encore. Il y a également le sujet de la réglementation financière. Pendant des années, il était de bon ton de s’en prendre aux banques, d’augmenter sans cesse les exigences de fonds propres, de durcir la réglementation. Aujourd’hui, la situation s’est stabilisée et l'on parle maintenant d'assouplir quelque peu la réglementation. Le projet d'union des marchés de capitaux est même remis sur le tapis.

Par ailleurs, l’Union européenne a annoncé il y a 10 jours l’abrogation de certaines exigences en matière de publication d’informations sur le développement durable. Autrement dit, il s'agit d'alléger les formalités administratives et de soutenir les entreprises privées. Un dernier exemple concerne l’industrie automobile : la politique de transition vers les véhicules électriques évolue un peu, avec moins de bâton et plus de carotte. Il ne s’agit pas seulement de trouver des constructeurs européens, mais de les accompagner dans la transition.

Maintenant, savons-nous où toutes ces initiatives mèneront ? La réponse est non, et elles comportent de nombreux risques. Par exemple, le train de mesures annoncé en Allemagne doit encore être adopté par le Parlement, ce qui est loin d'être acquis. Le chemin à parcourir sera donc clairement semé d’embûches. D'ailleurs, cela fait 20 ans que je gère des portefeuilles d'actions européennes et ce ne serait pas la première fois qu’on assisterait à un faux départ. Cela dit, il est extrêmement encourageant de voir tous ces signes qui traduisent une volonté de relancer l’économie en Europe.

Revenons à notre point de départ. La valorisation des actions européennes est assez raisonnable. Par conséquent, les investisseurs ne paient pas toutes ces possibilités, ce changement positif qui pourrait intervenir. Par conséquent, la récompense est alléchante. Depuis 2005, les fonds ou les portefeuilles d’actions européennes ont perdu 550 milliards d’euros d’actifs. Cette année, 4 milliards d’euros sont revenus. Évidemment, il s'agit d’une goutte d’eau dans l’océan. Si cette dynamique fondamentale perdure, il reste un long chemin à parcourir.

Les opinions exprimées sont celles de l'auteur au moment de la publication et peuvent différer de celles d'autres personnes/équipes de Janus Henderson Investors. Les références faites à des titres individuels ne constituent pas une recommandation d'achat, de vente ou de détention d'un titre, d'une stratégie d'investissement ou d'un secteur de marché, et ne doivent pas être considérées comme rentables. Janus Henderson Investors, son conseiller affilié ou ses employés peuvent avoir une position dans les titres mentionnés.

 

Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Toutes les données de performance tiennent compte du revenu, des gains et des pertes en capital mais n'incluent pas les frais récurrents ou les autres dépenses du fonds.

 

Les informations contenues dans cet article ne constituent pas une recommandation d'investissement.

 

Il n'y a aucune garantie que les tendances passées se poursuivront ou que les prévisions se réaliseront.

 

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Glossaire

 

 

 

Informations importantes :

Veuillez consulter, ci-dessous, les informations importantes relatives aux fonds visés dans cet article.

Le Janus Henderson Fund (le « Fonds ») est une SICAV de droit luxembourgeois immatriculée le 26 septembre 2000, gérée par Janus Henderson Investors Europe S.A. Janus Henderson Investors Europe S.A. peut décider de mettre fin aux modalités de commercialisation de cet Organisme de Placement Collectif conformément à la réglementation en vigueur. Ce document est une communication promotionnelle. Veuillez vous reporter au prospectus de l'OPCVM et au DICI avant de prendre toute décision finale d'investissement.
    Risques spécifiques
  • Les actions/parts peuvent perdre rapidement de la valeur et impliquent généralement des niveaux de risques plus élevés que les obligations ou les instruments du marché monétaire. La valeur de votre placement peut par conséquent chuter.
  • Les actions des sociétés petites et moyennes peuvent être plus volatiles que celles des grandes sociétés, et il peut parfois s’avérer difficile de valoriser ou de vendre des actions au prix ou dans le délai souhaités, ce qui augmente le risque de pertes.
  • Un Fonds fortement exposé à une région géographique ou à un pays donné implique des risques plus importants qu’un Fonds plus largement diversifié.
  • Le Fonds peut avoir recours à des instruments dérivés dans le but de réduire le risque ou de gérer le portefeuille plus efficacement. Toutefois, cela introduit d’autres risques, et en particulier celui qu’une contrepartie à un instrument dérivé ne respecte pas ses obligations contractuelles.
  • Si le Fonds détient des actifs dans des devises autres que la devise de référence du Fonds ou si vous investissez dans une catégorie d’actions/de parts d’une devise différente de celle du Fonds (sauf si elle est « couverte »), la valeur de votre investissement peut être soumise aux variations des taux de change.
  • Lorsque le Fonds, ou une catégorie d’actions/de parts couverte, vise à atténuer les fluctuations de change d’une devise par rapport à la devise de référence, la stratégie elle-même peut créer un impact positif ou négatif relativement à la valeur du Fonds en raison des différences de taux d’intérêt à court terme entre les devises.
  • Les titres du Fonds peuvent devenir difficiles à valoriser ou à céder au prix ou au moment désiré, surtout dans des conditions de marché extrêmes où les prix des actifs peuvent chuter, ce qui augmente le risque de pertes sur investissements.
  • Le Fonds peut perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle le Fonds négocié ne veut ou ne peut plus honorer ses obligations, ou en raison d’un échec ou d’un retard dans les processus opérationnels ou de la défaillance d’un fournisseur tiers.
Le Janus Henderson Fund (le « Fonds ») est une SICAV de droit luxembourgeois immatriculée le 26 septembre 2000, gérée par Janus Henderson Investors Europe S.A. Janus Henderson Investors Europe S.A. peut décider de mettre fin aux modalités de commercialisation de cet Organisme de Placement Collectif conformément à la réglementation en vigueur. Ce document est une communication promotionnelle. Veuillez vous reporter au prospectus de l'OPCVM et au DICI avant de prendre toute décision finale d'investissement.
    Risques spécifiques
  • Les actions/parts peuvent perdre rapidement de la valeur et impliquent généralement des niveaux de risques plus élevés que les obligations ou les instruments du marché monétaire. La valeur de votre placement peut par conséquent chuter.
  • Les actions des sociétés petites et moyennes peuvent être plus volatiles que celles des grandes sociétés, et il peut parfois s’avérer difficile de valoriser ou de vendre des actions au prix ou dans le délai souhaités, ce qui augmente le risque de pertes.
  • Un Fonds fortement exposé à une région géographique ou à un pays donné implique des risques plus importants qu’un Fonds plus largement diversifié.
  • Le Fonds peut avoir recours à des instruments dérivés dans le but de réduire le risque ou de gérer le portefeuille plus efficacement. Toutefois, cela introduit d’autres risques, et en particulier celui qu’une contrepartie à un instrument dérivé ne respecte pas ses obligations contractuelles.
  • Si le Fonds détient des actifs dans des devises autres que la devise de référence du Fonds ou si vous investissez dans une catégorie d’actions/de parts d’une devise différente de celle du Fonds (sauf si elle est « couverte »), la valeur de votre investissement peut être soumise aux variations des taux de change.
  • Lorsque le Fonds, ou une catégorie d’actions/de parts couverte, vise à atténuer les fluctuations de change d’une devise par rapport à la devise de référence, la stratégie elle-même peut créer un impact positif ou négatif relativement à la valeur du Fonds en raison des différences de taux d’intérêt à court terme entre les devises.
  • Les titres du Fonds peuvent devenir difficiles à valoriser ou à céder au prix ou au moment désiré, surtout dans des conditions de marché extrêmes où les prix des actifs peuvent chuter, ce qui augmente le risque de pertes sur investissements.
  • Le Fonds peut perdre de l’argent si une contrepartie avec laquelle le Fonds négocié ne veut ou ne peut plus honorer ses obligations, ou en raison d’un échec ou d’un retard dans les processus opérationnels ou de la défaillance d’un fournisseur tiers.
Marc Schartz, CFA

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  • Plusieurs initiatives suggèrent une refonte politique et de possibles réformes structurelles en Europe : l’Allemagne prévoit d'investir significativement dans ses infrastructures et sa défense, tandis que l’UE envisage des modifier le financement de la défense et la réglementation financière.
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